Gloriatrix avait pris une décision outrancière: elle devait de nouveau se rendre au MRG dirigé par Yokonirduk. Après réflexion, Gloriatrix s'aperçut que les coordonnées cryptées indiquaient précisément la chambre de Mémé Yaya: l'espionne disparue était en effet sous les ordres de
la Section Locale
de l'UNGS menée par Yokonirduk. Yaya avait du laisser un message dans son bureau, afin d'être sauvée... ou pas.
Pendant sa petite trotte, Gloriatrix se remémorait les événements récents: la mystérieuse disparition de Yaya, les retrouvailles avec Yokonirduk, son évanouissement soudain accompagné de l'absence de Yogourt... Pire: elle ne pourrait joindre l'UNGS qu'une fois rendue au MRG, mais elle ne savait pas ce qui l'attendait là-bas...
Gloriatrix sentait que plus elle marchait, plus ses pieds lui faisaient mal: elle voulait s'assoir sur son banc fétiche au Square des Ecrevisses, mais celui-ci était arbitrairement occupé par des Jeunots. Gloriatrix y vit l'occasion de se refaire une santé en appliquant l'article 2 de
La Charte Internationale
des Seniors en Détresse...
Les 2 Jeunots étaient illégalement assis sur le banc fétiche de la dite Manou: d'une impertinence sans pareil, ils lisaient tranquillement leurs livres - Physique Quantique Niveau III et L'Alphabet de l'Egypte Ancienne selon Rhamses II - sans se soucier de la mamie en détresse. Déconcertée de voir ces futurs agents de l'UNGS en train de lire des bêtises sans nom, outrée devant ce nihilisme culturel et intellectuel, Gloriatrix décida de passer aux choses sérieuses afin de retrouver sa place fétiche du Square des Ecreviches:
"_Excusez-moi les jeunes, mais il serait bon de retirer vos popotins de mon banc, lança Gloriatrix à juste titre.
_Madame, veuillez nous excuser pour cette erreur, nous allons réviser ailleurs. Nous sommes désolés, mais c'est vrai que nous avons abusé: la bibliothèque était pleine de nos camarades au travail, et nous nous sommes dit que nous pourrions revoir notre Agreg dehors, au frais... s'excusa bêtement l'un des Jeunots aux mèches blondes désordonnées.
_Blablabla, vous m'en direz tant. Partez vite avant que je n'appelle la fourrière, s'écria l'agent de l'UNGS, abasourdie par tant d'insolence."
Les 2 Jeunots se regardèrent en faisant de grands yeux, apparemment déconcertés par cette démonstration de politesse et de respect infligée par Gloriatrix, grande Dame du monde... Ils s'enfuirent en courant, avant même que Gloriatrix n'ait pu utiliser
la Technique
de Dissuasion n°7...
Par un bonheur heureux, alors que l'agent Gloriatrix allongeait ses restes de jambe tout en mâchouillant un chewing-gum au Formol Drainant, 3 nouveaux Jeunots vinrent au Square des Ecrevisses: la mamie voyait en cette venue l'espoir d'appliquer
la Technique
n°7... Son oeil de verre clignotait à qui mieux mieux (!): les 3 Jeunots faisaient en fait partie de l'une des Bandes les plus virulentes que combattat l'UNGS. Ces Jeunots étaient en effet des Racailloux... Ils s'approchèrent de Gloriatrix, l'air conquérant:
"_Hey,
la Vieille. T'as
le choix: soit t'enlèves ton dentier toi-même, soit c'est moi qui le fait... dit l'un des Racailloux.
Gloriatrix ne murmurait pas un seul mot...
_Vas-y, l'autre, comment elle va saigner du nez! T'es sourde ou tu le fais exprès: j'ai trop mon coude qui me démange..."
Sans relever l'absence de grammaire dans les mots du Jeunot sans cervelle aucune, Gloriatrix, l'air de rien, souleva son jupon de manière lancinante afin que les 3 Racailloux fixent bien son geste d'attaque... Mais il était trop tard: à la vue des varices et autres boursouflures sur les cuissots de l'agent Gloriatrix, vomis, stupeur et tremblements furent les réactions des pseudo-assaillants, qui s'évanouirent (à l'horizon)...
Une fois que ses oignons n'envoyèrent plus de messages neuronaux de douleurs, une fois que le sang reprit son écoulement laminaire normal dans les jambes, Gloriatrix reprit son trajet vers le MRG. Lorsqu'elle arriva à
la Maison
de Retraite Générale de Yokonirduk, quelle ne fut pas la stupéfaction de la mémé quand elle vit qu'il n'y avait plus personne à l'intérieur. Aucun espion. Aucun Papy. Aucune Mamie. Paradoxallement, aucune porte n'était verrouillée, aucune caméra ne fonctionnait: le MRG était comme mort...
Gloriatrix, apeurée (mais
la Ventoline
à portée de rides), prit sur elle: l'axe corticostéroïdien déclenché (la sécrétion muqueuse commençait à se sentir à l'extérieur de son corps), elle se dirigea vers
la Chambre
de Mamie Yaya.
Malgré tout, jamais Gloriatrix n'aurait pu pensé un jour voir une chose pareille lorsqu'elle ouvrit la porte blindée...
la Section Locale
de l'UNGS menée par Yokonirduk. Yaya avait du laisser un message dans son bureau, afin d'être sauvée... ou pas.
Pendant sa petite trotte, Gloriatrix se remémorait les événements récents: la mystérieuse disparition de Yaya, les retrouvailles avec Yokonirduk, son évanouissement soudain accompagné de l'absence de Yogourt... Pire: elle ne pourrait joindre l'UNGS qu'une fois rendue au MRG, mais elle ne savait pas ce qui l'attendait là-bas...
Gloriatrix sentait que plus elle marchait, plus ses pieds lui faisaient mal: elle voulait s'assoir sur son banc fétiche au Square des Ecrevisses, mais celui-ci était arbitrairement occupé par des Jeunots. Gloriatrix y vit l'occasion de se refaire une santé en appliquant l'article 2 de
La Charte Internationale
des Seniors en Détresse...
Les 2 Jeunots étaient illégalement assis sur le banc fétiche de la dite Manou: d'une impertinence sans pareil, ils lisaient tranquillement leurs livres - Physique Quantique Niveau III et L'Alphabet de l'Egypte Ancienne selon Rhamses II - sans se soucier de la mamie en détresse. Déconcertée de voir ces futurs agents de l'UNGS en train de lire des bêtises sans nom, outrée devant ce nihilisme culturel et intellectuel, Gloriatrix décida de passer aux choses sérieuses afin de retrouver sa place fétiche du Square des Ecreviches:
"_Excusez-moi les jeunes, mais il serait bon de retirer vos popotins de mon banc, lança Gloriatrix à juste titre.
_Madame, veuillez nous excuser pour cette erreur, nous allons réviser ailleurs. Nous sommes désolés, mais c'est vrai que nous avons abusé: la bibliothèque était pleine de nos camarades au travail, et nous nous sommes dit que nous pourrions revoir notre Agreg dehors, au frais... s'excusa bêtement l'un des Jeunots aux mèches blondes désordonnées.
_Blablabla, vous m'en direz tant. Partez vite avant que je n'appelle la fourrière, s'écria l'agent de l'UNGS, abasourdie par tant d'insolence."
Les 2 Jeunots se regardèrent en faisant de grands yeux, apparemment déconcertés par cette démonstration de politesse et de respect infligée par Gloriatrix, grande Dame du monde... Ils s'enfuirent en courant, avant même que Gloriatrix n'ait pu utiliser
la Technique
de Dissuasion n°7...
Par un bonheur heureux, alors que l'agent Gloriatrix allongeait ses restes de jambe tout en mâchouillant un chewing-gum au Formol Drainant, 3 nouveaux Jeunots vinrent au Square des Ecrevisses: la mamie voyait en cette venue l'espoir d'appliquer
la Technique
n°7... Son oeil de verre clignotait à qui mieux mieux (!): les 3 Jeunots faisaient en fait partie de l'une des Bandes les plus virulentes que combattat l'UNGS. Ces Jeunots étaient en effet des Racailloux... Ils s'approchèrent de Gloriatrix, l'air conquérant:
"_Hey,
la Vieille. T'as
le choix: soit t'enlèves ton dentier toi-même, soit c'est moi qui le fait... dit l'un des Racailloux.
Gloriatrix ne murmurait pas un seul mot...
_Vas-y, l'autre, comment elle va saigner du nez! T'es sourde ou tu le fais exprès: j'ai trop mon coude qui me démange..."
Sans relever l'absence de grammaire dans les mots du Jeunot sans cervelle aucune, Gloriatrix, l'air de rien, souleva son jupon de manière lancinante afin que les 3 Racailloux fixent bien son geste d'attaque... Mais il était trop tard: à la vue des varices et autres boursouflures sur les cuissots de l'agent Gloriatrix, vomis, stupeur et tremblements furent les réactions des pseudo-assaillants, qui s'évanouirent (à l'horizon)...
Une fois que ses oignons n'envoyèrent plus de messages neuronaux de douleurs, une fois que le sang reprit son écoulement laminaire normal dans les jambes, Gloriatrix reprit son trajet vers le MRG. Lorsqu'elle arriva à
la Maison
de Retraite Générale de Yokonirduk, quelle ne fut pas la stupéfaction de la mémé quand elle vit qu'il n'y avait plus personne à l'intérieur. Aucun espion. Aucun Papy. Aucune Mamie. Paradoxallement, aucune porte n'était verrouillée, aucune caméra ne fonctionnait: le MRG était comme mort...
Gloriatrix, apeurée (mais
la Ventoline
à portée de rides), prit sur elle: l'axe corticostéroïdien déclenché (la sécrétion muqueuse commençait à se sentir à l'extérieur de son corps), elle se dirigea vers
la Chambre
de Mamie Yaya.
Malgré tout, jamais Gloriatrix n'aurait pu pensé un jour voir une chose pareille lorsqu'elle ouvrit la porte blindée...
