Lorsque Gloriatrix se réveilla, elle ressentit une vive douleur dans tout le corps, à tel point que même sa jambe en plastique lui envoyait des signaux électriques de crépissement organique... D'après ce qu'elle pouvait dire, elle était encore vivante (gériatriquement parlant): elle avait survécu aux tiraillements douloureux opérés dans l'avion... Une chose était certaine: Yaya n'était pas claire, surtout qu'elle avait la peau d'une couleur matte exceptionnelle, à faire enrager toutes les pilules inutiles auto-bronzantes de carotène.
En ouvrant les yeux - elle ne se releva pas immédiatement, car sa jambe en plastique douloureuse s'était détachée joyeusement du moignon articulaire, qui faisait liaison entre cellules et plasticomolécules - Gloriatrix prit en plein dans la face un paysage délicieusement paradisiaque: une forêt verdoyante qui reflétait généreusement les rayons du soleil sur les feuilles des arbres centenaires enracinés dans la terre charbonneuse. Puis, Gloriatrix ne vit plus rien: un psittacidé venait de lui faire une offrande organique en plein dans l'oeil encore pseudofonctionnel. Mais, Gloriatrix, qui avait toujours peur de gâcher, et sentant que ses entrailles gériatriques réclamaient à manger, ne put s'empêcher d'engouffrer en moins de temps qu'il ne faut pour le vomir le cadeau de bienvenue du volatile coloré.
Mais lorsque le guanot frais s'empressa de stimuler les papilles de la langue asséchée de Gloriatrix, l'espionne gériatrique fut piégée par les mécanismes de la mémoire: les matières azotées fécales étaient exactement les mêmes que celles qui avaient servi à Truogoy (alias la fausse espionne Yogourt, alias l'ancien amour de Gloriatrix, alias le cadavre désormais empaillé siégeant au Consulat des Serpents Anti-gériatriques, alias la salle CSA comme on l'appelait entre agents de l'UNGS) à envoyer son message à Gloglo lorsque Yaya avait été kidnappée... Et l'oeil de verre de Gloriatrix ainsi que ses neurones marchant à l'huile de Sudokoude firent "tilt": "Tilt"... En effet,
la Mamie
en était certaine: ce n'était point une coïncidence, au qu'non.
Après avoir remis en place sa jambe en plastique non putrécible, Gloriatrix décida de sortir de la forêt verdoyo-luxuriante : son objectif gériatrique était bien évidemment de trouver
la MRG
(Maison de Retraite Générale) de l'UNGS la plus proche afin de retrouver Yaya pour lui démonter les arcades sourcilières, de s'habiller décemment, de se couper les ongles et de prendre ses pastilles Vichy pour neutraliser les effets excitants du guanot tout juste avalé.
Lorsque Gloriatrix sortit délicatement de la dite (forêt), l'espionne fit le bilan de ce qui venait de lui arriver.
D'après elle, d'une manière ou d'une autre, Yaya avait participé à ce qui s'apparentait pour Gloriatrix à une scène de torture dans un avion; avion dans lequel elle devait aller à la rencontre du fameux coffre, qui, normalement, n'était pas connu de Yaya. En arrivant sur les côtes de
La Côte
(d'Ivoire), elle s'était évanouie de douleur pour se réveiller, toute seule, dans une forêt où elle n'avait croisé aucun être humain... Mais en sortant donc de la jungle, et qu'elle vit enfin de façon directe la lumière du soleil, un de ses ulcères se réveilla de surprise (elle cracha quelques gouttes de pus sanguinolent pour les effets spéciaux): d'après les cours d'Astronomie de niveau 7 qu'on lui avait enseigné à l'UNGS, elle pouvait donner l'heure exacte, le jour exact en appréciant la position du soleil, surtout depuis qu'elle avait révisé les coordonnées géographiques de tout point sur terre. Du coup, elle s'aperçut que cela faisait exactement 6 jour - 6 heures - 6 minutes - 1 seconde entre le moment de son évanouissement aérien et le moment même où elle prédisait l'heure.
De plus, à 6h06min4s, elle comprit d'après les paramètres thermodynamiques qu'elle n'était plus en Côte d'Ivoire... mais à
la Martinique
, à
la Pointe
du Bout...
Mais ce fut à 6h06min6s que la terre trembla et s'évanouit sous ses pieds (enfin son pied organique et son pied en plastique): au loin, elle vit la montagne Pelée cracher de la lave à qui meux mieux, tel un cul en diarrhée; le soleil rayonnant s'évanouit derrière des nuages d'un noir violent et terrifiant pour larguer des trombes d'eau assourdissantes (???). Les 4 éléments se livraient bataille de façon soudaine et absolument dévastatrice... Mais le plus terrifiant dans cette apocalypse soudaine, ce n'était pas le déchaînement des forces de la nature (au qu'non). Une voix grave et sourde, bien que tonitruante, vibrait dans les airs au gré des vents, des gouttes de pluie, des grains de sable et des cendres qui faisaient fondre l'oeil de verre de Gloglo en plein dans le bulbe oculaire, pour plus de sensations. Cette voix masculine récitait une sorte de poésie, en créole traduit dans toutes les langues, dont le français (heureusement), qui était la langue que maîtrisait le mieux Gloriatrix au Sudoku :
"Lorsque l'union des familles ennemies par 333 années sera faite,
Par deux fois victimes, de la haine et de la traite,
Naîtra l'enfant qui par trahison aura été conçu,
Fruit d'un pacte fratricide défendu.
Un frère et une soeur, devant lui, il aura,
Et le Grand Pouvoir ainsi il unira"
En ouvrant les yeux - elle ne se releva pas immédiatement, car sa jambe en plastique douloureuse s'était détachée joyeusement du moignon articulaire, qui faisait liaison entre cellules et plasticomolécules - Gloriatrix prit en plein dans la face un paysage délicieusement paradisiaque: une forêt verdoyante qui reflétait généreusement les rayons du soleil sur les feuilles des arbres centenaires enracinés dans la terre charbonneuse. Puis, Gloriatrix ne vit plus rien: un psittacidé venait de lui faire une offrande organique en plein dans l'oeil encore pseudofonctionnel. Mais, Gloriatrix, qui avait toujours peur de gâcher, et sentant que ses entrailles gériatriques réclamaient à manger, ne put s'empêcher d'engouffrer en moins de temps qu'il ne faut pour le vomir le cadeau de bienvenue du volatile coloré.
Mais lorsque le guanot frais s'empressa de stimuler les papilles de la langue asséchée de Gloriatrix, l'espionne gériatrique fut piégée par les mécanismes de la mémoire: les matières azotées fécales étaient exactement les mêmes que celles qui avaient servi à Truogoy (alias la fausse espionne Yogourt, alias l'ancien amour de Gloriatrix, alias le cadavre désormais empaillé siégeant au Consulat des Serpents Anti-gériatriques, alias la salle CSA comme on l'appelait entre agents de l'UNGS) à envoyer son message à Gloglo lorsque Yaya avait été kidnappée... Et l'oeil de verre de Gloriatrix ainsi que ses neurones marchant à l'huile de Sudokoude firent "tilt": "Tilt"... En effet,
la Mamie
en était certaine: ce n'était point une coïncidence, au qu'non.
Après avoir remis en place sa jambe en plastique non putrécible, Gloriatrix décida de sortir de la forêt verdoyo-luxuriante : son objectif gériatrique était bien évidemment de trouver
la MRG
(Maison de Retraite Générale) de l'UNGS la plus proche afin de retrouver Yaya pour lui démonter les arcades sourcilières, de s'habiller décemment, de se couper les ongles et de prendre ses pastilles Vichy pour neutraliser les effets excitants du guanot tout juste avalé.
Lorsque Gloriatrix sortit délicatement de la dite (forêt), l'espionne fit le bilan de ce qui venait de lui arriver.
D'après elle, d'une manière ou d'une autre, Yaya avait participé à ce qui s'apparentait pour Gloriatrix à une scène de torture dans un avion; avion dans lequel elle devait aller à la rencontre du fameux coffre, qui, normalement, n'était pas connu de Yaya. En arrivant sur les côtes de
La Côte
(d'Ivoire), elle s'était évanouie de douleur pour se réveiller, toute seule, dans une forêt où elle n'avait croisé aucun être humain... Mais en sortant donc de la jungle, et qu'elle vit enfin de façon directe la lumière du soleil, un de ses ulcères se réveilla de surprise (elle cracha quelques gouttes de pus sanguinolent pour les effets spéciaux): d'après les cours d'Astronomie de niveau 7 qu'on lui avait enseigné à l'UNGS, elle pouvait donner l'heure exacte, le jour exact en appréciant la position du soleil, surtout depuis qu'elle avait révisé les coordonnées géographiques de tout point sur terre. Du coup, elle s'aperçut que cela faisait exactement 6 jour - 6 heures - 6 minutes - 1 seconde entre le moment de son évanouissement aérien et le moment même où elle prédisait l'heure.
De plus, à 6h06min4s, elle comprit d'après les paramètres thermodynamiques qu'elle n'était plus en Côte d'Ivoire... mais à
la Martinique
, à
la Pointe
du Bout...
Mais ce fut à 6h06min6s que la terre trembla et s'évanouit sous ses pieds (enfin son pied organique et son pied en plastique): au loin, elle vit la montagne Pelée cracher de la lave à qui meux mieux, tel un cul en diarrhée; le soleil rayonnant s'évanouit derrière des nuages d'un noir violent et terrifiant pour larguer des trombes d'eau assourdissantes (???). Les 4 éléments se livraient bataille de façon soudaine et absolument dévastatrice... Mais le plus terrifiant dans cette apocalypse soudaine, ce n'était pas le déchaînement des forces de la nature (au qu'non). Une voix grave et sourde, bien que tonitruante, vibrait dans les airs au gré des vents, des gouttes de pluie, des grains de sable et des cendres qui faisaient fondre l'oeil de verre de Gloglo en plein dans le bulbe oculaire, pour plus de sensations. Cette voix masculine récitait une sorte de poésie, en créole traduit dans toutes les langues, dont le français (heureusement), qui était la langue que maîtrisait le mieux Gloriatrix au Sudoku :
"Lorsque l'union des familles ennemies par 333 années sera faite,
Par deux fois victimes, de la haine et de la traite,
Naîtra l'enfant qui par trahison aura été conçu,
Fruit d'un pacte fratricide défendu.
Un frère et une soeur, devant lui, il aura,
Et le Grand Pouvoir ainsi il unira"

